Santé – Le zona

Santé – Le zona

Le zona est causé par le virus Varicella-zoster virus (VZV), un virus de l’herpès également connu sous le nom de HHV-3 (human herpesvirus 3). Il s’agit du virus qui cause la varicelle. Le zona se manifeste par une éruption cutanée douloureuse avec des cloques qui peut toucher n’importe quelle partie du corps, mais elle apparaît habituellement sous la forme d’une bande située d’un côté du corps. Dans certains cas, l’éruption apparaît sur un côté du visage. Une infection du zona peut être très grave. Elle peut engendrer des complications telles que la perte de la vue ou des douleurs névralgiques invalidantes.1

La varicelle 2, 3

La varicelle est une maladie très contagieuse avec des taux d’attaque variant entre 61 et 100 % des personnes non protégées. Avant la vaccination contre la varicelle, dans les pays à climat tempéré, on estimait qu’au moins 90 % des individus de moins de 15 ans et au moins 95 % des jeunes adultes avaient déjà eu la varicelle. Cette infection se produit à un âge plus tardif dans les pays tropicaux. Un programme public d’immunisation universelle contre la varicelle a été instauré au Québec en 2006. Depuis, on constate une diminution importante de l’incidence de la varicelle et une diminution d’environ 70 % des visites médicales et des hospitalisations associées à ce diagnostic et à ses complications. Aux États-Unis, la diminution de l’incidence de la maladie varie entre 70 et 90 %. Toutefois, des éclosions continuent de survenir, principalement dans les garderies et les écoles. Les cas de varicelle se déclarent le plus souvent à la fin de l’hiver et au début du printemps.

La varicelle est caractérisée par une fièvre accompagnée d’une éruption maculopapulaire (petites taches qui s’élèvent sur la peau, insensibles et ne renfermant pas de liquide) devenant rapidement vésiculaire,
généralisée et prurigineuse, qui commencera à
devenir croûteuse en 24 à 48 heures. Diverses muqueuses (conjonctives, oropharynx, muqueuses génitales) peuvent également être atteintes. La varicelle guérit habituellement en 1 à 2 semaines. Les complications les plus fréquentes sont les surinfections bactériennes cutanées et les lésions de grattage. La varicelle peut se compliquer, en particulier chez l’adulte, d’une atteinte pulmonaire. Des complications neurologiques, hématologiques, articulaires et ophtalmologiques sont également possibles mais rares. Les varicelles néonatales peuvent être sévères en cas de varicelle survenant chez la mère moins de
5 jours avant l’accouchement.

La période de contagiosité commence 1 ou 2 jours avant le début de l’éruption et persiste jusqu’à 5 jours après ou jusqu’à ce que toutes les lésions soient croûteuses. Dans les cas bénins, les lésions peuvent devenir croûteuses plus rapidement. Les individus immunosupprimés qui font une varicelle prolongée peuvent être contagieux aussi longtemps que dure l’éruption de nouvelles lésions.

La vaccination est le meilleur moyen de protection contre la varicelle et ses complications.

Les origines et les symptômes du zona 4, 5, 6, 7

Au cours de la varicelle, le virus s’est propagé dans la circulation sanguine et a infecté des groupements de cellules nerveuses (ganglions nerveux) situées au niveau de la moelle épinière ou des nerfs crâniens. Le virus demeure alors dans ces ganglions nerveux à l’état dormant (latent). Le virus peut ne jamais se manifester ou se réactiver au bout de plusieurs années. Lors des réactivations, le virus parcourt en sens inverse le trajet des fibres nerveuses jusqu’à la peau, qui présente alors des boutons douloureux semblables à ceux de la varicelle. Le zona est beaucoup moins fréquent chez les enfants que chez les adultes.

Les premiers symptômes sont une sensation de brûlure et de picotements au niveau de la zone atteinte. De un à trois jours plus tard, des rougeurs et des petits boutons remplis de liquide (vésicules) apparaissent en forme de grappes et causent des démangeaisons. Les vésicules finissent par s’assécher et disparaissent au bout de deux à trois semaines.

Une personne atteinte de zona ne le transmet pas, mais elle peut transmettre le virus de la varicelle. Un contact direct avec les lésions de zona est nécessaire pour qu’il y ait transmission du virus de la varicelle. Les lésions sont contagieuses jusqu’à ce qu’elles soient croûteuses, soit environ une semaine après l’apparition des symptômes. La majorité des atteintes par le zona sont tout à fait banales et guérissent spontanément, mais contrairement à la varicelle, le corps ne peut s’immuniser contre les récurrences sous forme de zona et la complication la plus fréquente est donc tout simplement « la récidive ».

Les personnes qui prennent des médicaments (cortisone, traitement contre le cancer, médicaments qui pourraient affaiblir le système immunitaire) ou qui souffrent d’une maladie qui diminue leurs défenses contre les infections (leucémie, VIH) sont plus à risque de complications. De même, une femme enceinte n’ayant jamais contracté la varicelle et n’ayant jamais
été vaccinée devrait aussi consulter un médecin à la suite d’un contact avec une personne atteinte de cette maladie.

Malheureusement, il se peut, à la suite de la guérison des lésions, que la douleur persiste. C’est ce qu’on appelle la névralgie post-zona. Cette douleur est constante et caractérisée par une sensation de brûlure ou de choc électrique au niveau de la région atteinte qui peut durer des mois et même persister à vie. La majorité des personnes (60 à 90 %) souffrent de douleurs très intenses, parfois tellement fortes qu’on les confond avec une crise cardiaque, une sciatique ou une appendicite. Un zona disséminé est possible chez les personnes immunosupprimées.

Cette douleur peut avoir plusieurs conséquences sur la qualité de vie du patient telles que la fatigue, de l’insomnie, des épisodes de dépression et d’anxiété ainsi qu’une diminution de l’appétit pouvant mener à une perte de poids.

La prévention et les traitements 8, 9

La vaccination constitue la meilleure protection contre le zona et ses complications. Deux vaccins existent contre le zona.

Le premier, appelé Zostavax, est composé du virus affaibli. Son efficacité pour prévenir le zona est d’environ 50 %, mais diminue avec l’âge et le nombre d’années écoulées après la vaccination. Toutefois, si la maladie se développe chez une personne déjà vaccinée contre le zona, le risque de névralgie, c’est-à-dire la douleur qui persiste plusieurs mois après la disparition des lésions, est grandement diminué. Une seule dose de ce vaccin est recommandée. La vaccination par Zostavax n’est pas recommandée chez la personne immunodéprimée car le risque d’infection par le virus est réel.
En effet, il s’agit d’un vaccin vivant atténué et comme tous les vaccins de ce type, il est risqué pour ces personnes de le recevoir.

Le deuxième, nommé Shingrix, est fait à partir de morceaux du virus. Il est disponible depuis le mois de janvier 2018 au Québec. Ce vaccin est efficace à
97 % pour prévenir le zona et à 89 % pour prévenir la névralgie. La protection offerte par le vaccin serait maintenue pendant au moins 4 ans après la vaccination. Deux doses, espacées de 2 à 12 mois, sont nécessaires pour assurer une protection de longue durée.

Le choix du vaccin revient au médecin qui prendra sa décision en fonction du patient et de son état de santé.

Seulement les boutons remplis de liquide sont contagieux. Autrement dit, lorsque les lésions sont croûtées, il n’y a plus de risque d’attraper la maladie. Si vous n’avez jamais eu la varicelle et que vous touchez aux vésicules, vous pouvez contracter le virus. Le lavage des mains est donc fondamental pour prévenir la transmission. Les femmes enceintes n’ayant jamais eu la varicelle devraient éviter tout contact avec une personne atteinte (du zona ou de la varicelle) puisqu’il y a des risques pour le bébé.

Le traitement doit débuter le plus tôt possible

Idéalement dans les trois jours suivant l’apparition des lésions pour un effet maximal. Vous devez absolument consulter un médecin lors de l’apparition des premiers symptômes. Celui-ci vous prescrira alors un antiviral, c’est-à-dire un médicament qui va s’attaquer au virus. De plus, si vous ressentez de la douleur, il est possible de prendre des analgésiques en plus de l’antiviral.

Il existe plusieurs astuces non médicamenteuses pour apaiser les symptômes et prévenir les complications :

• Appliquez des compresses froides sur les lésions.

• Nettoyez doucement les lésions et gardez-les au sec.

• Ne grattez pas les vésicules et ne les percez pas.

• Portez des vêtements légers pour atténuer le frottement sur les lésions.

• Reposez-vous.

Comme pour un grand nombre de maladies, un mode de vie sain peut réduire les risques de contracter le zona (bonnes habitudes alimentaires, repos suffisant, exercice physique).

Sébastien Puli Adjoint administratif
Tomy-richard Leboeuf mcGregor Rédacteur

 

Références bibliographiques

1. https://www.ontario.ca/fr/page/recevez-le-vaccin-contre-le-zona-gratuitement

2. http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/guide-garderie/chap7-varicelle-zona.pdf

3. https://fr.wikipedia.org/wiki/Virus_varicelle-zona

4. https://www.merckmanuals.com/fr-ca/home/infections/infections-virales/zona

5. https://www.brunet.ca/fr/conseils/la-zona.html

6. http://www.canalvie.com/sante-beaute/sante/index-des-maladies/zona1.1055724 7. http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/guide-garderie/chap

7-varicelle-zona.pdf

8. http://sante.gouv.qc.ca/conseils-et-prevention/vaccin-contre-le-zona/

9. https://www.brunet.ca/fr/conseils/la-zona.htmlAdidas