Tout savoir sur la fibrose kystique

Qu’en est-il quand on vit avec la fibrose kystique (ou autre maladie) et que l’on désire adopter?

J’ai longtemps cru qu’en raison de la FK, on me refuserait d’emblée la possibilité de faire des démarches d’adoption, cependant ça ne m’a pas arrêté et j’ai poursuivi les démarches.

Le formulaire médical, à faire remplir par notre médecin, est assez simple. Voici, en résumé, quelques questions qu’on y trouve :

  • Est-ce qu’on a une maladie? Si oui, laquelle?
  • En général, notre état de santé nous permet-il de prendre la responsabilité d’un enfant?
  • Avons-nous déjà été référé à un spécialiste? Lequel?
  • Selon le médecin, y a-t-il une contre-indication médicale ou sociale face à notre projet de devenir famille d’accueil dans l’objectif d’une adoption?

Dans notre cas, la travailleuse sociale responsable de notre préqualification a contacté mon médecin (mon pneumologue FK) et lui a adressé une autre série de questions. Je ne connais pas l’ensemble des questions, mais elle m’a dit avoir, entre autres, vérifié si j’étais en mesure, avec une santé physique relativement stable, d’accompagner un enfant jusqu’à ses 18 ans. Après mon accouchement, mon VEMS est remonté pratiquement à ce qu’il était avant, soit autour de 95%. Je le répète, je suis une personne FK relativement chanceuse et en bonne santé!

Donc, les réponses de votre médecin sur votre état de santé influenceront énormément votre possibilité d’adopter ou pas. De plus, je ne vous suggère pas de faire ces démarches en tant que personne seule si vous avez la FK. Dans notre cas, la solidité de mon chum en cas de complication médicale de mon côté a grandement pesé dans la balance. On doit démontrer plus que quiconque que nous sommes aptes à nous occuper d’un enfant et que nous avons des ressources s’il nous arrivait quelque chose. L’adoption est un privilège, pas un droit…

Alors, est-ce qu’on peut adopter un enfant même si on a la FK? Oui. Dans n’importe quelles conditions? NON!

Avant de vous rendre là dans vos démarches, assoyez-vous avec votre médecin pour voir ce qu’il en pense, car votre rêve de parentalité est un peu entre ses mains… et entre les vôtres, car c’est un projet de vie d’accompagner un enfant qui aura un cheminement de vie un peu différent et sûrement plus difficile qu’un enfant « normal ».

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