Transplantation et problèmes rénaux

Transplantation et problèmes rénaux

Est-il vrai que les personnes qui ont subi une transplantation développent des problèmes rénaux avec le temps? Si tel est le cas, comment expliquez-vous qu’il en soit ainsi? Est-il possible de contourner ce type de complication?

Les patients qui ont subi une transplantation (pulmonaire ou autre) sont en effet susceptibles de développer des problèmes rénaux. Ces derniers sont essentiellement causés par l’utilisation obligatoire de médicaments antirejet. Parmi ceux-ci, le plus important est la cyclosporine A. Bien qu’essentielle, celle-ci diminue la filtration du sang par les reins et peut causer de l’hypertension artérielle, ce qui, à la longue, risque d’affecter le fonctionnement des reins. Son dosage doit donc être bien ajusté et, advenant une hypertension, il faut la traiter avec des médicaments appropriés. Un autre médicament semblable, le tacrolimus, est très efficace pour prévenir le rejet, mais il entraîne les mêmes effets indésirables que la cyclosporine A sur les reins et la tension artérielle.

Avec la découverte de nouvelles formes de traitements antirejet (nouveaux médicaments moins toxiques, nouvelles formules de médicaments existants), il deviendra sans doute plus facile de préserver la fonction des reins après une transplantation. Une première étude clinique indique que la cyclosporine sous forme d’aérosol pourrait offrir un important avantage quant au taux de survie chez les patients greffés pulmonaires auxquels elle est administrée. Espérons que cette nouvelle formule permette aussi de régler le problème du rejet chronique d’organe, qui représente le plus important obstacle à surmonter dans le domaine de la transplantation. D’autres études à ce sujet s’avèrent donc nécessaires.

Dr Michel Ruel

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