Phases de recherche

Phases de recherche

Lorsqu’il est question de recherche en fibrose kystique, on entend souvent parler des phases I, II, III et IV. À quoi ces phases font-elles référence? Doit-on tenir compte de ces phases dans la décision de se porter candidat pour l’une ou l’autre de ces recherches?

En recherche clinique, les études sont effectivement classifiées en phases I, II, III, et IV. Les études de phase I évaluent la sécurité d’un médicament et sont effectuées sur un petit nombre de volontaires sains. Ces études permettent d’évaluer ce qui arrive au médicament dans le corps humain. Les effets indésirables sont donc examinés de près.

Les études de phase II impliquent un plus grand nombre de personnes et donnent de l’information sur la façon dont le médicament fonctionne, de même que sur ses effets bénéfiques et indésirables. Ces études sont randomisées et à double insu, ce qui signifie qu’un groupe de patients reçoit le nouveau médicament et qu’un autre groupe reçoit le médicament standard ou bien un placebo (produit inerte). Jusqu’à ce que l’étude soit terminée, ni les patients ni les chercheurs qui travaillent directement avec les patients ne savent lequel des deux groupes prend le nouveau médicament.

Les études de phase III sont un peu semblables aux études de phase II, sauf qu’elles incluent un plus grand nombre de personnes (des milliers) et qu’elles peuvent durer plusieurs années. Ces études donnent aux chercheurs une bonne idée de l’efficacité, des bénéfices et des effets indésirables du nouveau médicament. Dans ce cas également, les études sont habituellement randomisées et à double insu. Une fois l’étude de phase III terminée avec succès, la compagnie pharmaceutique ayant mis au point le nouveau médicament peut alors déposer auprès des autorités gouvernementales une demande de commercialisation.

Lorsque le nouveau médicament est admis sur le marché, on effectue souvent des études de phase IV. Le but de ces études consiste à évaluer le bénéfice à long terme du médicament, ainsi qu’à comparer le rapport coût / bénéfice du nouveau médicament par rapport au traitement traditionnel. La phase IV permet aussi de déterminer si le médicament aurait d’autres usages possibles.

Dr Michel Ruel

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