Nous pouvons vous aider

Courrier du lecteur – VPH

couverturehiver1617

Extrait du VIVRE Express d’hiver 2016-17

Le virus du papillome humain, ou VPH, infecte la peau et peut provoquer des verrues génitales. Dans certains cas, le VPH peut également causer le cancer du vagin, du pénis, de l’anus, de la bouche et de la gorge. Une lectrice tenait à nous mettre en garde des conséquences, en incitant les jeunes femmes et jeunes hommes à se faire vacciner contre ce virus.

Je suis suivie en gynécologie-oncologie et je dois me faire opérer pour la deuxième fois en deux ans pour des lésions génitales pré-cancéreuses. Ces lésions sont causées par le virus du VPH, qui touche 70% de la population générale. Ce virus peut causer des condylomes génitaux, et dans le pire des cas, le cancer du col de l’utérus. Quand on est greffé et immunosupprimé, le corps est incapable de se défendre seul, ce qui fait que le VPH mute souvent en un virus de grade plus haut, ce qui augmente grandement le risque de développer des lésions cancéreuses ou un cancer.

Mon médecin traitant dit qu’il voit de plus en plus de patientes greffées qui viennent consulter pour de telles pathologies. Une solution simple à ce problème est le vaccin contre le VPH, le Gardasil. Selon lui, toutes les femmes atteintes de fibrose kystique devraient avoir le vaccin d’emblée, puisque les chances de développer des symptômes graves plus tard sont très élevées. J’ai reçu ce vaccin plusieurs années après la greffe, une fois le problème découvert. Ça ne permet pas d’empêcher les lésions de revenir, car elles sont causées par une souche du VPH déjà présente dans mon système. Cependant, le vaccin peut empêcher de développer d’autres souches du VPH plus tard. Avoir su, j’aurais eu le vaccin avant la greffe. Mais on ne nous en parle pas dans les démarches pré-greffe.

Pourtant, je sais que je suis loin d’être la seule à me retrouver dans cette situation. Je crois qu’il faudrait peut-être sensibiliser les personnes se dirigeant vers une greffe afin d’éviter des problèmes gênants qui pourraient arriver plus tard. Pour le VPH, on a beau traiter les lésions qui apparaissent, elles finissent toujours par revenir. Les autres professionnels qui s’occupent de nos « bobos externes» à la transplantation tentent de nous aider, car ils rencontrent de plus en plus de cas problématiques, mais le nombre de solutions reste limité.

Je sais bien que l’équipe de greffe et celles des cliniques FK font tout en leur pouvoir pour nous aider, mais il ne faut pas oublier que nous continuons à avoir des problèmes reliés de près ou de loin à la fibrose kystique, en plus de tout le reste. Je crois fermement que nous aurions parfois besoin d’un meilleur accompagnement de leur part, pour nous aider à gérer nos autres problèmes de santé qui demeurent après la greffe.

Mais nous avons également la responsabilité de prendre soin de nous: c’est pourquoi je désire lancer un appel à toutes les personnes vivant avec la fibrose kystique, les filles comme les gars (parce que ça vous concerne aussi!). Il est important de demander le vaccin contre le VPH, le Gardasil. Parlez-en aux professionnels de votre clinique. La greffe reste un miracle en soit, c’est vrai, mais ça ne règle pas tout. Ça entraîne souvent bien plus de complications que les gens peuvent l’imaginer.

Mme A.

Note de la rédaction: Le condom, toujours la meilleure option!

Le condom est le moyen à privilégier parce qu’il prévient à la fois une grossesse non désirée et la transmission de la plupart des infections transmissibles sexuellement (ITS). En plus, il est abordable, simple d’utilisation et se traîne facilement. Dans le cas du VPH, même si un condom est utilisé, la transmission demeure toutefois possible pour les zones infectées comme les cuisses, les fesses, les testicules, etc. Autrement dit, les zones qui ne sont pas couvertes par le condom. Le vaccin contre le VPH est offert gratuitement aux filles de moins de 18 ans. Comme les symptômes peuvent prendre beaucoup de temps avant de se manifester, il est important pour les femmes de se soumettre régulièrement à un test de Pap, selon les recommandations de leur médecin.

Partager : 
  • Écrire un commentaire

Votre commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *