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Ma deuxième FIV

La clinique de fertilité est fermée pendant les 2 semaines des fêtes qui finissent l’année 2014. Je comprends le personnel de la clinique d’avoir besoin de temps pour se reposer. L’enthousiasme des Québécois à concevoir a fait grimper en flèche l’affluence dans les cliniques de fertilité du Québec depuis l’annonce du projet de loi 20. Résultat, ça parait que le personnel a besoin d’un petit congé.

Mais de mon côté, mes règles doivent débuter début janvier, la clinique n’ouvre que le 5… Tous les exercices de Kegel que j’ai fait dans le temps des fêtes pour retenir mes menstruations auront fonctionné! Mon jour #1 tombe le 10 janvier, après un cycle de 33 jours, l’une des rares fois où j’aurai été contente de mes longs cycles.

Alors, on recommence toutes les étapes :

12 janvier, jour #3 : premières échographies, tout est beau, on commence un nouveau cycle de stimulation! (début Gonal-F et Luveris).

14 janvier, jour #5 : prise de sang pour bilan hormonal (tout est beau).

16 janvier, jour #7 : échographie, on a au moins 4 follicules prometteurs dans chaque ovaire. Mais ils tardent à grossir, on double la quantité de Gonal-F, mais on commence le Cétrotide pour ne pas avoir d’ovulation spontanée.

18 janvier, jour #9 : échographie, les follicules grossissent, tout va bien, on continue la prise d’hormones pour encore 2 autres journées puis on provoque l’ovulation en vue de la ponction.

20 janvier, jour # 11 :prise de HCG à 23h45 précisément, hormone qui entrainera mon ovulation exactement 36h plus tard.

22 janvier, jour #13 : on monte à Ste-Justine pour la ponction d’ovule qui aura lieu à 10h45. Je ne stresse pas trop : ça s’est bien passé la première fois. Mais j’apprendrai que ça ne veut rien dire ça… La ponction comme telle a été très douloureuse. En salle de « réveil » (on n’est pas vraiment endormie pendant la ponction), je saigne énormément et j’ai vraiment mal. Après 30 minutes, on me demande d’aller tenter un petit pipi. Chéri m’accompagne, car je ne suis pas très solide sur mes jambes. Rendue sur la toilette, je fais une chute de pression, chéri a juste le temps de me ramasser avant que je m’affale sur le sol. Il me traine jusque sur ma civière, je reviens à moi. On laisse passer un autre 30 minutes, période après laquelle je me sens mieux et où mon hémorragie a grandement diminué. On nous renvoie chez nous, mais tout de même avec une belle pêche : 10 ovules! Chéri me ramène à la voiture en chaise roulante : je n’ai pas la force de marcher jusque-là. Rendus à la maison, il me met au lit et part travailler.  Moi, je dois commencer la prise d’Estrace oral et de Prométrium intra-vaginal (vraiment faut que je persécute cet endroit de mon anatomie aussi rapidement?) Ces hormones servent à épaissir l’endomètre pour construire un beau nid à l’embryon à recevoir, de plus elles empêchent le déclenchement des menstruations.

25 janvier :Embryons de jour 3. Le médecin qui me suit m’a conseillé de tenter un transfert au jour 3. Selon elle, il n’y a pas meilleur incubateur que l’utérus, alors plus de chances de réussite. L’appel de l’embryologiste : 7 ovules fécondés, mais seulement 2 embryons « moyen » au jour 3. Malgré ce résultat pas très prometteur, selon les directives de mon médecin, il y aura transfert. Malgré ce qu’on aurait pu croire, 3 jours après la ponction on a assez récupéré pour tolérer qu’on nous « taponne » encore là!  J’ai hâte, j’ai l’impression d’avoir un rendez-vous avec mon bébé!

De retour à Ste-Justine. Après discussion avec l’embryologiste, il choisit, c’est l’impression que j’ai, le moins pire des 2 embryons, pour laisser l’autre en culture prolongée (pas très motivant disons). Pour se préparer au transfert, qui est tout de même vraiment moins douloureux que la ponction, il faut avoir la vessie pleine, ce qui signifie avoir envie de faire pipi. Et là on nous présente le spéculum. Vraiment??? Comment je vais faire pour ne pas faire pipi dans la face du médecin?! Je vous le dis, le corps a des capacités que l’esprit ne croit pas possible. Avec une sonde échographique placée sur mon ventre, le médecin choisit le meilleur endroit de l’utérus pour transférer l’embryon de 3 jours. On nous remet même une photo de l’échographie du transfert.

La suite? L’attente, toujours l’attente! Ma prise de sang est prévue pour le 6 février. C’est là que je saurai si l’embryon s’est accroché.

 

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