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L’heure de la vérité… et la suite

L’embryologiste me rappelle au jour #5 de mon second embryon laissé en culture prolongée pour me dire que celui-ci a également fragmenté. On n’aura encore aucun embryon à mettre au congélateur cette fois-ci. De plus, cette nouvelle ne me rassure pas pour le petit coco qu’on m’a transféré. Pourquoi aurait-il réagi différemment?

Je réussis à passer ces 2 semaines quand même assez sereinement, je tente de ne pas trop penser à ce qui peut être en train de se développer dans mon ventre et je refuse de faire un test de grossesse maison. Je veux garder espoir. Quelques jours avant ma prise de sang, je ressens des tiraillements dans mon bas ventre, comme j’en ai chaque mois à l’approche de mes règles…

6 février jour #29 : prise de sang tôt le matin… attente de l’appel de l’infirmière… résultat : négatif, je ne suis pas enceinte. Arrêt de prométhium et Estrace, déclenchement de mes règles. L’infirmière me fixe tout de même un rendez-vous avec le médecin pour le 20 février pour parler de la suite. Ben oui, à peine un autre échec d’essuyé et on tente de se tourner vers la suite, c’est comme ça qu’on survit aux démarches dans une clinique de fertilité.

Ce soir-là, une très bonne amie débarque chez moi. Elle ne savait pas que j’avais ma prise de sang cette journée-là. (Je n’en pouvais plus de parler de mes démarches et de mes déceptions avec mon entourage, alors j’avais décidé de ne plus trop partager ce bout de ma vie…) Elle m’annonce une très bonne nouvelle : elle est enceinte! (son chum et elle essaient de concevoir depuis quoi… 3-4 mois?!?) Je vous le jure, j’étais vraiment contente pour elle, mais on dirait que le timing de la journée m’est vraiment rentré dedans. Pourquoi moi je n’avais pas droit à ce bonheur-là?

20 février : rencontre avec mon docteur. Elle m’explique que de toute évidence il y a un problème avec mes ovules ou avec le sperme de mon chum. Ce n’est pas normal que les embryons se fragmentent en si grand nombre. C’est à ce moment-là qu’elle me parle de don de sperme ou d’ovule, afin de changer les composantes, pour favoriser de meilleurs embryons. Elle m’explique que l’on peut acheter du sperme au coût de plus ou moins 500$, mais que si l’on veut l’assurance que le donneur n’est pas porteur de maladie génétique, comme la fibrose kystique par exemple, ça coûte plus cher. Pour ce qui est des ovules, ça tourne autour de 7000$. Mais nous avons aussi la possibilité de trouver une donneuse dans notre entourage. Toute tentative avec un don (peu importe sa nature) comptera dans mes 3 essais couverts par le gouvernement. À ce moment-là, il m’en reste 2 (comme ma première FIV ne comptait pas). Je suis vraiment libre d’aller vers l’option qui me tente, je ne sens aucune pression de la part de mon médecin. Grâce à la chance qu’on a d’avoir accès à ce programme gouvernemental, je lui signale que j’aimerais faire d’autres tentatives avec notre « propre matériel », en laissant les embryons en culture prolongée (jusqu’à j5 avant un transfert); en cas de fragmentation de tous les embryons, comme ça ne comptera pas, je m’acharnerai ainsi un certain temps. Cependant, pendant cet acharnement, je m’emploierai à trouver une donneuse dans mon entourage. Comme c’est moi qui ai la FK, ça me semble plus logique de changer mon matériel génétique. De plus, les yeux de chéri sont tellement beaux, c’est eux que j’aimerais retrouver chez mes enfants!

 

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