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Le virus de l’horreur

Depuis notre retour à la maison, ma phobie c’est qu’une personne avec un rhume ou une gastro entre chez moi! Vous imaginez, allaiter 2 bébés qui ont le nez complètement bouché? Ou qui se déshydratent et qui réclament de boire aux heures? Non merci! Restez chez vous avec vos microbes!

Mais bon, on ne peut pas vivre à l’écart de la société pendant des mois!

On est début février, mes gars ont 2 mois. Je ne sais pas comment j’ai pogné ce virus de l’horreur, mais je l’ai attrapé : mal de gorge ultra intense, fièvre, mal de tête, vomissements et maux de ventre. Le package deal toé chose.

Et on dirait toujours que les symptômes commencent la journée où tu as 2-3 rendez-vous planifiés à l’agenda : j’ai vomi chez l’ostéopathe, j’ai vomi à mon rendez-vous post-partum avec le gynéco.

J’ai appelé ma belle-mère en catastrophe pour qu’elle vienne s’occuper des gars pendant que je m’effondrais dans mon lit.

Pour moi, pas question d’arrêter l’allaitement. À mes yeux c’est tellement plus avantageux que le biberon : je donne ce qu’il y a de mieux comme nourriture à mes gars, je sauve 400$ par mois de lait maternisé et je me sauve la mausus de tâche de laver/stériliser/préparer 16 biberons par jours.

Alors, ma belle-mère vient me sortir de mon sommeil embrumé chaque fois que mes gars me réclament, et chéri la relaie la nuit. J’ai été 48 heures sans être capable de m’alimenter. Ma production de lait a drastiquement baissé après 24 heures. Facile à deviner, mes gars pleuraient encore de faim après la tétée. Ok, je complémenterai avec du lait maternisé : pas question de laisser mes gars avoir faim. De plus, je maigris à vue d’œil, j’ai perdu 5 lbs en 2 jours. En faisant le choix d’allaiter mes 2 bébés, je m’étais fixé un poids limite en dessous duquel je ne voulais pas descendre, sans quoi je m’étais dit que je renoncerais à l’allaitement. Je ne dépassais plus ce poids limite que d’une livre. Ici, il faut comprendre qu’un défi de vivre avec la FK, c’est de maintenir notre poids; avec la malabsorption des aliments, il est facile d’avoir un faible poids. La FK, le virus et l’usine à lait en même temps, ça bat tous les régimes amaigrissants!

Je me remets de ce virus après 72 heures et des antibiotiques  (bon, ok, ce n’était pas un virus!). Par chance, personne d’autre à la maison n’a attrapé ce virus de l’horreur. Et heureusement, quand j’ai été en mesure de recommencer à m’alimenter comme une ado en pleine crise de croissance, ma production de lait est repartie.

Là je comprends quand on dit que c’est le « après grossesse » qui est difficile avec la FK : avec 2 garçons qui doivent construire leur système immunitaire à partir de zéro, des millions de virus de l’horreur feront leur entrée dans ma maison, et je vais quasiment tous les attraper. Ce sera difficile pour ma santé et pour mon couple, car chéri devra pallier pour nous deux à l’occasion. Mais nous savions dans quoi nous embarquions. Ces enfants, nous les avons voulus.

J’accepte que le bonheur ait un prix à payer, celui de l’usure.

C’est aussi ça la vie.

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