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Le burn out, ou comment on chemine pendant cette pause

C’est une anecdote tout à fait banale qui me fait péter les plombs au travail. Mes collègues me suggèrent alors de rentrer chez moi et de me reposer, en me disant que ce n’est pas normal de pleurer et d’être à bout comme ça pour un événement mineur.

Je comprends le message, et j’obtiens un papier du médecin pour un arrêt de travail. En tout, cet arrêt aura été d’une durée de 3 mois, et j’en profiterai pour faire les inséminations #4 et #5. Je me disais que d’être au repos rendrait les nombreux rendez-vous moins stressants. Mais entre ces rendez-vous, je n’avais de l’énergie que pour faire des casse-têtes et écouter la tv. Avec le recul, je me dis : quel environnement déplorable pour tenter une âme d’enfant flottant dans l’univers de venir se faire un nid en nous! Mais quand tu es dedans, tu te dis toujours que la prochaine fois sera la bonne et que c’est ça qui va régler tous tes problèmes. Ben oui, ben oui, comme si c’était souhaitable que la vie fonctionne comme ça! Alors pas besoin de vous dire que les essais #4 et #5 n’ont pas fonctionné…

J’ai quand même beaucoup cheminé pendant ces 3 mois. La question de la psy qui m’a fait travailler fort : où te vois-tu dans 5 ans, ton monde idéal? Ma réponse, c’était sur ma propre ferme, avec ma famille (je reviendrai plus loin sur mon intérêt pour le monde agricole). C’était loin d’être le chemin que j’avais emprunté côté travail! Mais ça m’a fait réaliser que je ne serais pas un bon modèle pour mes enfants, car je n’étais pas capable de croire en mes rêves et de les poursuivre. Pour moi, le rôle d’un parent pour son enfant c’est de lui apprendre à être heureux, et il fallait que ça passe par moi; ce n’était pas à eux de me rendre heureuse, mais à moi de le devenir par mes propres moyens.

Je suis retournée au travail en décembre 2010, mais avec une échéance : je quitterais mon emploi en août 2011 pour retourner sur les bancs d’école. Entre temps, tout s’est bien placé, mon mari allait terminer son bacc en décembre 2011, mais s’était déjà trouvé un emploi dans son domaine (il a allié études et travail pendant 8 mois). Nos travaux ont bien avancé pendant l’été 2011, seuls des éléments de finition restaient à faire (mais ça, ça ne finit jamais!)

L’option qu’il nous restait en clinique de fertilité, c’était la fécondation in vitro. J’avais peur de ces démarches, je n’étais pas prête, je n’avais pas l’énergie pour vivre ça. Alors ça a été une vraie pause que nous nous sommes accordée avec mon retour à l’école.

Ce qui m’a aidé à décrocher? Une rencontre avec une voyante! Cette dernière m’a confirmé que j’aurai 2 enfants un jour, mais ne voulait pas me dire de quelle manière. Je sais qu’il n’y a absolument rien de tangible là-dedans, mais ça m’a donné confiance en la vie, à savoir qu’un jour la vie ferait bien les choses, quand je serai prête à les vivre. Et définitivement là, ce n’était pas le bon moment. Cette rencontre m’aura fait autant de bien que tous mes rendez-vous avec la psy. Ce n’est pas la nature de la démarche qui compte, mais comment on se sent avec cette dernière; moi, j’étais libérée d’un doute, d’une incertitude.

 

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