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Grossesse à risque et retour au travail… pas l’idéal!

Le chômage est une belle période pour la FIV, mais une grossesse à risque, pour un retour au travail, c’est pas l’idéal…

Je travaille pour une entreprise agricole, ce qui veut dire : aucune condition, ni avantage, et notre emploi est à rediscuter chaque année, rien n’est acquis. La saison débute généralement en mai pour se terminer en octobre.

J’ai rencontré mon employeur début mars, avant ma 3e FIV, pour lui confirmer que j’étais intéressée à revenir travailler pour lui. Il m’a également signifié qu’il désirait me réembaucher.

Après mon échographie de viabilité, soit au début mai, je contacte mon employeur pour lui indiquer que je dois désire tout de même travailler une partie de la saison, malgré ma grossesse. J’omets cependant de spécifier que j’attends des jumeaux. Mon suivi de grossesse n’a pas encore vraiment débuté, mais je me doute grandement que cette grossesse particulière exige des adaptations de mon emploi de la part de mon employeur, dont il se passerait bien.

En production maraichère, les tâches sont très variées : on lève de lourdes charges, on est souvent à genoux pour travailler manuellement le sol; dans les serres, on grimpe en hauteur pour tuteurer les légumes et on est exposé à des chaleurs extrêmes.

À la suite de mon premier rendez-vous avec la clinique de grossesse à risque (des jumeaux entrainent automatiquement ce type de suivi), le médecin demande une évaluation de mon travail à la CSST.

Pour que vous compreniez bien (parce que moi je n’avais rien compris à ce processus), la CSST fait une évaluation des tâches reliées à l’emploi et fera des demandes d’adaptation à l’employeur si certaines tâches sont jugées à risque pour la femme enceinte. C’est seulement en cas de risques bactériologiques ou chimiques que la femme enceinte est retirée de son emploi (si aucune réaffectation de la part de l’employeur ne peut être faite). Dans mon cas, j’avais bien compris que la FK ne devait pas être une raison de retrait pour la CSST, car selon leur définition, la travailleuse doit être apte au travail, sinon c’est la couverture maladie de l’assurance emploi qui nous couvre (et pas au même taux avantageux).

Innocemment, je croyais qu’une grossesse gémellaire aurait une incidence au niveau de l’évaluation de mon dossier. J’avais vu des photos de femmes enceintes de jumeaux, et le ventre, il grossit réellement 2x plus vite! Mais de cet aspect, la CSST n’en a rien à faire. Dans les recommandations faites à mon employeur, rien de significativement limitatif n’était nommé avant 24 semaines de grossesse. Je vous donne des exemples : jusqu’à 24 semaines, je pouvais lever jusqu’à 225kg par jours à raison de 15kg/levée, je pouvais travailler à genoux toute une journée sans problème.

Cette grossesse, je l’avais si longtemps désirée. Dans mon esprit, il était hors de question que je travaille dans ces conditions jusqu’au 28 août, date marquant ma 24e semaine de grossesse, et où la CSST considérait que mes taches devraient être adaptées dans une plus grande mesure.

Suite à mon premier suivi de grossesse, j’avais annoncé à mon employeur que j’attendais des jumeaux et que je ne comptais pas mettre ma grossesse en péril. Je pense qu’il s’est senti démuni face à cette nouvelle (n’ayant pas planifié de remplaçant), mais à force de discuter, il a fait en sorte de signifier à la CSST qu’il ne pouvait pas m’accommoder selon leurs recommandations (aussi minimes soient-elles). J’ai donc été retirée de mon emploi à la mi-juin pour pouvoir me concentrer sur ma grossesse, quel soulagement!

Pour vous donner une idée, voici de quoi mon ventre avait l’air à ma 15e semaine de grossesse (ça, c’est à peine 3 mois de grossesse)

charl_EN

 

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