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Contexte dans lequel je vis mes premières inséminations

Bon, parlons un peu de moi! J’ai acheté ma maison à 21 ans, soit en 2007. Si vous remontez dans les dates, vous constaterez que chéri et moi n’étions pas encore ensemble à cette époque. Hé oui, j’ai fait cet achat seule. La fibrose kystique m’a toujours amenée à avoir le feu au derrière! À 14 ans, quand on m’a appris que j’étais atteinte de cette maladie, on m’avait informée que l’âge médian de survie était de 34 ans. J’ai alors toujours été pressée de vivre et de courir après mes rêves (ben quoi, il ne me restait que 20 ans pour concrétiser la longue liste de réalisations souhaitées). J’ai terminé une technique en génie civil à 19 ans et je travaillais dans le milieu de la construction depuis ma graduation, un métier qui me permettait l’achat d’une petite maison. À cette époque de ma vie, ma maison, qui équivalait à un 3 ½ avec sous-sol, était parfaite; elle m’emplissait de bonheur et me donnait l’impression d’avoir atteint le niveau d’autonomie que je désirais tellement.

Mais au début 2010, avec un souhait d’enfant, elle est trop petite cette maison! Mon chéri étant à l’université et le marché immobilier ayant fait un boom, nous n’avions pas les moyens d’acheter plus grand. L’agrandissement semblait la solution idéale, mais encore là, dans un contexte de ressources limitées, on a décidé de tout faire nous-mêmes de A à Y (bon, ok, on a donné à forfait de petites parties). Alors, après le dégel, on se lance dans les travaux : les soirs, la fin de semaine, les vacances… ben quoi, dans ma tête j’étais enceinte sous peu, alors il y avait urgence, il fallait une chambre supplémentaire!

Au travail, dans le milieu de la construction, l’été c’était la période forte. Généralement, à mon poste, nous étions 3 employés pour accomplir tout le travail estival. Mais au printemps, un des 3 avait changé d’emploi et mon patron a tardé à voir à l’embauche d’un remplaçant. Résultat : un été complet avec une personne en moins.

J’ai peut-être omis d’expliquer que des rendez-vous en clinique de fertilité, c’est très prenant. Pendant un cycle de stimulation ovarienne, on doit se rendre à l’hôpital aux 2-3 jours, pour différentes échographies et prises de sang, qui doivent être faits à des moments très précis de notre cycle. Par chance, j’avais une collègue très compréhensive qui assurait le roulement pendant mes nombreux avant-midis d’absence, mais vous dire la culpabilité que je ressentais et la pression que je me mettais, entre les rénos, les inséminations et le travail… pas simple à gérer.

Je vous imagine en train de lire ça et de voir ce qui s’en vient en gras, italique, souligné avec de la couleur! Mais quand on le vit, on ne voit pas ses limites, on a l’impression qu’on peut tout gérer!

Alors en route pour la prochaine insémination, ou la dépression?

 

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