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Les analgésiques : un survol

Quand la douleur frappe

La douleur, tout le monde connaît. Et c’est tant mieux, car elle est, comme signal d’alarme, indispensable à la survie. Imaginez si une fracture ne faisait pas mal, ou si une brûlure ne se révélait qu’à l’odeur! Le corps a besoin de la douleur pour savoir que quelque chose ne va pas.

La douleur a ceci de particulier : elle ne se voit pas, elle se ressent. Tant qu’elle n’est pas exprimée, elle n’existe pas pour les autres. La douleur est le plus souvent aiguë, c’est-à-dire de courte durée, comme dans le cas d’un mal de dents, de gorge, de tête ou d’oreilles. Heureusement, elle ne fait habituellement que des visites passagères!

Une douleur qui persiste dans le temps (au-delà de trois mois) devient une maladie en soi. On parle alors de douleur chronique. Les gens qui vivent avec cette réalité doivent relever un défi de taille. En plus d’affecter le bien-être et la qualité de vie, la douleur chronique peut mener à une perte de fonctionnement, à d’autres désordres physiques et à une altération de la santé mentale.

Les analgésiques: des médicaments de secours

Lorsqu’on a mal, on veut que ça cesse au plus vite. Les médicaments destinés au soulagement de la douleur s’appellent des analgésiques, ou plus communément des antidouleurs. Certains sont offerts en vente libre, d’autres nécessitent une ordonnance. Comme il en existe plusieurs sur le marché, il peut être difficile d’y voir clair et de comprendre les différences entre les options disponibles.

Le choix d’un analgésique doit tenir compte de plusieurs facteurs : l’âge de la personne, son état de santé, ses antécédents médicaux, les autres médicaments qu’elle prend, le type de douleur et ses causes, son intensité, etc. Ce texte s’attarde aux analgésiques les plus communs.

L’acétaminophène

Le mieux connu et le plus populaire des analgésiques, l’acétaminophène constitue aussi l’option la plus sécuritaire. Traitement antidouleur de base, on l’utilise dans une multitude de contextes. Il est bien d’en avoir à la maison en cas de douleur passagère, par exemple pour un mal de tête ou de gorge. Les hôpitaux l’utilisent également comme traitement de premier recours. Lorsqu’il échoue à soulager, on se tourne alors vers d’autres options.

Attention, cependant! Malgré ses airs inoffensifs, l’acétaminophène peut devenir dangereux s’il est pris en doses trop fortes ou trop fréquentes.

Les anti-inflammatoires non-stéréoidiens (AINS)

Les AINS soulagent à la fois la douleur et l’inflammation. Certains nécessitent une ordonnance, d’autres non. Analgésiques très efficaces, ils sont particulièrement utiles en présence d’une composante inflammatoire, comme dans le cas d’une blessure, d’un mal de dents, de douleurs menstruelles ou d’arthrite, par exemple. L’ibuprofène constitue un exemple bien connu de cette classe.

L’emploi des AINS commande la prudence, car ils comportent un risque accru d’effets secondaires, entre autres au niveau digestif (ex. : maux d’estomac ou de ventre, nausées, constipation). En outre, bien des gens doivent prendre garde ou s’abstenir d’en consommer en raison de leur état de santé, de leurs antécédents médicaux et des médicaments qu’ils prennent. Il vaut toujours mieux consulter son médecin ou son pharmacien avant de prendre un AINS.

À noter que l’aspirine est un AINS autrefois utilisé largement. On le délaisse de nos jours car il existe des options tout aussi efficaces contre la douleur mais plus sécuritaires.

Les opioïdes

Les opioïdes, aussi appelés narcotiques ou opiacés, comprennent des médicaments tels que la codéine, la morphine, l’oxycodone et l’hydromorphone. Leur usage est habituellement réservé à la douleur plus sévère, comme celle liée à une blessure grave, une chirurgie ou un cancer, par exemple.

On préfère les utiliser sur une courte période et à la plus faible dose qui soit efficace, en raison d’un risque important d’effets secondaires (ex. : somnolence, étourdissements, confusion, nausées, constipation). De plus, ils peuvent causer de l’accoutumance ou de la dépendance lorsqu’ils sont pris longtemps. Leur usage requiert donc plus de prudence.

Les autres options

De nombreux médicaments ont fait leurs preuves dans le soulagement de la douleur sans être considérés des analgésiques à proprement parler. Par exemple, certains antiépileptiques, antidépresseurs et antihypertenseurs sont employés pour prévenir et soulager la douleur chronique associée à de nombreuses affections : migraines, fibromyalgie, douleur post-zona, etc. Les situations et les options sont nombreuses, et chaque cas est unique.

Si vous ressentez de la douleur, ne souffrez pas en silence. La première chose à faire est d’en parler à un expert en la matière à qui vous pouvez faire confiance. Pour toute question sur l’emploi des analgésiques, n’hésitez pas à consulter votre pharmacien.

 

Source: Fiche-santé de Jean Coutu

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